Questions au gouvernement

Le parlement a le devoir de contrôler les actions du gouvernement. Pour cela, les députés ont l’occasion de poser des questions au gouvernement. Aujourd’hui a été entre autre abordé la question de la sécurité sur l’île de Mayotte, le résultat des élections italiennes et la réforme de la formation professionnelle.

Situation des habitants de l’île de Mayotte

Portée par deux députés,Virginie Dubby-Muller (REM) et Jean-Hugues Ratenon (LFI),la question de Mayotte arrive dans l’hémicycle. En effet, l’île, département d’outre-mer Français, connait de nombreux faits de violence. Ajouter à cela une immigration illégale importante (1/3 de la population totale). Le taux de pauvreté est immense (84% de la population vie sous le seuil de pauvreté). Enfin, la seule réponse déclarée par le gouvernement pour répondre à la violence est l’envoi d’une vingtaine de gendarmes, ce qui est insuffisants pour les deux députés. Ils demandent d’ailleurs tout les deux des investissements plus important pour développer Mayotte. Enfin, le député LFI pose le constat suivant : Il n’y a que vingt médecins libéraux sur l’île pour 600 en France pour la même population.

La réponse de la ministre rappel les chiffres et la problématique de l’immigration. Elle ajoute que Mayotte est la première maternité de France et qu’il faudrait, pour répondre au besoin d’éducation, ouvrir une classe par jour. Elle ajoute qu’il faut, en plus de répondre aux besoins urgents de sécurités, ouvrir une conférence sur l’avenir de Mayotte, dans le but de répondre globalement aux problèmes de la région. D’autre actions devraient tomber ces prochains jours pour permettre d’augmenter la sécurité pour la rentré scolaire.

 

Le résultat des élections italiennes

L’autre sujet d’actualité dont il a été question pour ces questions au gouvernement est celui des élections italiennes. Pierre Alexandre Anglade et Dominique Potier (PS) ont porté leurs questions au gouvernement cet après-midi. Le premier a une théorie sur la raison de la monté en puissance des mouvements populistes : l’absence de réponse de l’Europe pour les questions essentielles. Pour l’Italie, la gestion de l’immigration sur ses sols a en effet été problématiques. Plus que la responsabilité de l’union, c’est pour lui surtout les autres dirigeants des pays de l’union qui abandonnent progressivement les idéologies qui ont fondées l’UE.

A cela, Natalie Loiseau, ministre aux affaires européennes lui répond. Elle annonce que ces élections ouvrent une période d’incertitude causée notamment par le fait qu’aucun parti n’a acquis de majorité. La ministre remarque également les doutes de nos voisins sur la construction européenne. Elle rappelle également qu’Emmanuel Macron souhaite réformer l’union, chose qu’il a promis pendant sa campagne.

Le député PS lance lui une phrase dans l’hémicycle : « Les français n’ont aucune leçon à donner aux italiens ». Il rappel que l’Italie est loin d’être le seul pays à voir le retour des partis extrémistes au pouvoir. Il termine en déclarant que l’Europe doit se développer avec l’Afrique, que ce sera la seule solution durable.

 

Le service national universel

Sorte de retour du service militaire dont on ignore encore tout, le SNU est le sujet choisi par Marianne Dubois, député LR. Elle indique qu’un rapport à été réalisé pour déterminé l’utilité d’un tel dispositif. La député interroge sur un rapport « secret » demandé par le premier ministre. Elle demande également des précisions sur le financement.

A cela la ministre rappel qu’il s’agit d’un sujet de société. Le but étant de redonner une cohésion sociale par la jeunesse. Elle nie d’ailleurs l’existence d’un rapport secret, elle explique qu’un rapport général d’inspection existe cependant mais qu’il n’était pas nécessaire de le porte à la connaissance des députés. Enfin, elle explique que le financement sera particulier au dispositif.

 

La réforme de la formation professionnelle

Silvain Mayard, député la république en marche préfère lui demander des explications sur la réforme de la formation professionnelle.
Il commence par rappeler quelques chiffres :

  • 32 milliard d’euros sont consacrés à la formation professionnelle .
  • 36% des Français se forment (contre plus de 50% en Allemagne par exemple).
  • La durée entre l’entrée au chômage d’un demandeurs d’emploi et une formation est en moyenne de sept mois.

A cet état de fait, la ministre répond que la réforme permettra d’améliorer la formation professionnelle des français. Le Compte Personnel de Formation passera d’un calcul en heure à un calcul en euros. Chaque année, un travailleur se verra attribuer 500€ dans sa cagnotte CPF, 800€ pour les non-diplômés peut importe qu’il soit à temps plein ou non. Selon la ministre, le calcul en euro plutôt qu’en heures permettra de mieux former les ouvriers, ces formations étant généralement moins onéreuses. A noter qu’il est au maximum possible d’accumuler 500€ sur le CPF (8000€ pour les non-diplômés).

 

D’autre sujets ont été portés par le députés cet après midi. Des difficultés de grandes entreprises aux conditions climatiques en passant par la réforme de la SNCF.

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