Question au gouvernement – 7 Mars 2018 – le droit des femmes

En cette veille de la journée de la femme, les questions au gouvernement ont été présidées par Annie Genevard, députée les républicains. De plus, le groupe la république en marche à décidé que toutes les questions de leur groupe porteront sur le droit des femmes.

Le droit des femmes

Les questions au gouvernement sur le droit des femmes étaient aujourd’hui très vaste. L’égalité entre les hommes et les femmes dans le travail aura été au centre de ces questions. Salaire sur poste égaux, retraite des femmes, tour de France de l’égalité, violences.

La journée du droit des femmes reste dans un contexte d’inégalité cette année. Pourtant, une différence cruciale s’est installée, celle de la libération de la parole des femmes.

La retraite des femmes

Erwan Balanant, député MODEM ouvre cette séance. Sa question porte sur la retraite des femmes. En effet, en moyenne, une femme touche environ 50% de la retraite moyenne des hommes, ce qui est largement insuffisant. Ces différences s’expliquent, entre autre, par le fait que les femmes sont beaucoup plus nombreuses à travailler à temps partiels (80% de temps partiels). La ministre répond à cela qu’il faut sécuriser le parcours professionnel des femmes et ne pas laisser la carrière de celles-ci s’arrêter une fois passé la barrière des cinquante ans. La réforme des retraites devrait également réduire cette inégalité.

Les EHPAD

Bérangère Poletti, député LR profite du sujet des droits des femmes pour parler des EHPAD. En effet, trois travailleurs sur quatre en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes sont des femmes. Sa question portera cependant plutôt sur le financement de ceux-ci.

A cela, la ministre pose le fait que 1,5 millions de personnes en France sont âgées de plus de 85 ans. 5 millions âgées de plus de 85 ans en 2050. Les EHPAD ne sont plus des lieux de vie mais des lieux de fin de vie. Il faut réformer le système des EHPAD pour répondre au vieillissement de la population.

L’égalité homme – femme dans le travail

Lorsque le premier ministre répond à la question de Gilles Le Gendre, député LREM, il présentera un fait : celui que l’égalité entre les hommes et les femmes n’a toujours pas été atteint en France. L’écart de salaire entre homme et femme est de 25% en moyenne, 9% à poste égal. 72% des tâches domestiques sont réalisées par des femmes. Tous les trois jours, une femme décède à cause de violences conjugales.

Mickaël Nogal, député LREM ajoute que les différences de salaires sont encore plus importants pour celles qui ne sont pas diplômées. La ministre répond qu‘il faut se mobiliser principalement sur les 9% d’écart de salaire pour le même poste. Elle ajoute que les entreprises qui ont fait le choix d’une meilleure parité fonctionnent mieux.

Claire Pitollat, députée LREM s’inquiète de la sous représentation des femmes dans certain milieux.  Principalement dans les métiers de l’industrie et de l’agriculture. Elle s’inquiète également de leur grande majorité dans les métiers du tertiaire. Pour la ministre, c’est à l’éducation de changer cela. Elle parle d’un plafond de verre empêchant les femmes de monter au delà.

Daniel Labaronne, député LREM s’inquiète également de la sous représentation des femmes dans les filières scientifiques. Il rappel qu’il faut des femmes présidentes d’université, dans ingénierie, dans la recherche, dans les fonctions de professeures d’université.

La ministre à également rappelée que le CPF sera le même pour les salariés à mi-temps que pour les salariés à temps plein. 80% des femmes étant à temps partiel, elle pourront mieux se former afin de pouvoir changer de métier et s’adapter, elles aussi, au marché du travail.

Les violences

Laeticia Avia choisi elle de commencer sa question par une citation du président de la république avant son élection :

Je verbaliserai le harcèlement de rue.

Elle rappelle la difficulté que vivent certaines femmes dans l’espace public. Son groupe de travail à remis au gouvernement 23 recommandations sur le sujet. Une de celle-ci propose une nouvelle infraction pénale : l’outrage sexiste et sexuelle verbalisée jusqu’à 200€. La possibilité, en cas de circonstances aggravantes d’imposer le suivi d’un stage de sensibilisation à la question des violences faites aux femmes.

Lise Manier, députée UDI choisi elle de parler des violences conjugales. Celles ci nécessitent une attention de la part des pouvoirs publics. Il faut également prendre en charge les enfants témoins de ces violences. La ministre répond qu’il faut développer les centres d’hébergements pour les femmes victimes de ces situations et qu’il faut prendre psychologiquement en charge ces enfants témoins-victimes.

Pour terminer sur ce sujet, Albane Gaillot pose la question de la sécurité des femmes victimes d »handicaps. En effet, 70% des femmes présentant un handicap auraient été victime d’agressions. Pour elles, c’est la double peine : Leur handicap les empêche de se défendre et ensuite de pouvoir donner des informations sur leur agresseur.

Les places de prisons en France

Du côté la France insoumise, on préfère parler d’un autre sujet d’actualité. Danièle Obono se demande qui est en responsabilité sur la question de la construction des nouvelles places de prisons. En effet, avant son élection, Emmanuel Macron parlait de la construction de 15.000 places. Il y a quelques jours, 7.000 nouvelles places de prisons étaient annoncées. Elle dénonce également le manque de peine alternative dans les projets du gouvernement.

Pierre Morel-À-L’Huissier déplore le fait qu’une seule prison en France soit sous le modèle des prisons norvégiennes dites « ouvertes « . En effet, lui et son groupe sont partis en Norvège visiter une de ces prisons. Il en ressort, entre autre, un taux de récidive plus bas.

Pour la ministre, les peines n’auront un sens que si elles permettent de baisser la récidive. De plus, selon elle, il est nécessaire d’avoir plus de place pour les peines longues. Il est également nécessaire d’accompagner les personnes qui sortiront bientôt de prison pour leur permettre de se réinsérer dans la société.

La SNCF

Jean-Paul Lecoq veut lui aussi « rendre hommage à une grande dame » : la SNCF. Le député communiste dénonce les attaques contre les cheminots, dont leur statut jugé trop coûteux n’est qu’un prétexte pour réaliser des économies. Il pense en effet qu’il faut miser sur le rail plutôt que sur la route. Il ajoute qu’il faut renégocier l’ouverture à la concurrence.

Pour la ministre, le but de la réforme est d’atteindre un meilleur résultat pour la SNCF. Il faut également la préparer à la concurrence, hors de question de renégocier cela. La SNCF doit rentrer dans un tout pour permettre d’améliorer la mobilité des français.

Les autres sujets

Dans l’hémicycle aujourd’hui d’autre sujets ont été abordés. Silvia Pinel dénonçait l’effort demandé aux retraités. En effet, selon elle, la suppression de la taxe d’habitation ne compensera pas suffisamment la hausse de la CSG ainsi que les autres taxes, telles que la hausse de la taxe sur le diesel ou encore la baisse des APL. Valérie Beauvais, député LR apporte le même sujet.

Laurence Dumont dénonce elle la suppression de 2400 postes dans le groupe carrefour. Celui-ci ayant bénéficier du CICE, elle s’inquiète de voir l’argent public être mal utilisé.

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