pensée politique #2 La démocratie

En France, l’histoire à fait que nous somme aujourd’hui dans une démocratie représentative. plus précisément, nous somme dans une république semi-présidentielle unitaire. Mais alors, comment on sort de ce merdier ?

La démocratie représentative en France

La démocratie, normalement, c’est le pouvoir au peuple. Dans le cas d’une démocratie représentative, le pouvoir est délégué via différentes élections. Et puis c’est tout. Pour changer de politique, il faut attendre de nouvelles élections, en attendant, il faut faire avec.

Le pouvoir exécutif

Le gouvernement est nommé à la suite de l’élection présidentiel. Les ministres vont ainsi pouvoir exercer le pouvoir exécutif. L’exécutif applique, à peu de chose près, le programme pour lequel le président a été élu.

Pour se faire, le gouvernement va, entre autre, mettre en place des projets de lois. Ceux-ci seront ensuite votés, débattus et éventuellement amendés par le parlement. Il peut également mettre en place ces projets via des ordonnances.

Le parlement : sénat et assemblée nationale

Le sénat et l’assemblée nationale ont comme mission principale de faire la loi (pouvoir législatif). Ils vont ainsi voter les lois qui régiront la vie des français.

Le congrès est composé par l’assemblée nationale et le sénat. Je vous en parle par rapport à la réforme constitutionnelle qui devrait arriver dans l’année. Pour voter une telle réforme, il faut que 60% du congrès vote pour. Le président peut également le proposer en lieu et place du congrès à un référendum.

En plus du pouvoir législatif, le parlement a le devoir de contrôler le gouvernement.

Les limites de la démocratie représentative

Après ce bref rappel, commençons à réfléchir. Parfois, il est nécessaire d’aller au delà de la théorie et cette série d’articles s’y prête bien. Dans cette partie, nous allons réfléchir aux ordonnances, à leur portée et leur utilité. Nous allons parler des consultations citoyennes qui sont fréquentes en ce moment. Enfin, nous allons penser aux alternatives avec les référendums d’initiative populaire et les listes citoyennes.

Les ordonnances

Je ne vais pas rappeler leur fonctionnement, si jamais vous voulez un petit rafraîchissement, je vous invite à revenir sur l’article qui développe le sujet.

L’utilisation des ordonnances n’est pas quelque chose de neuf. Il arrive régulièrement que les gouvernements utilisent cette méthode, soit pour gagner du temps soit pour mettre en place des dispositions particulières dont le débat ne semble pas forcément nécessaire (transcription pour les DOM/TOM notamment).

Utiliser les ordonnances pour une question déjà tranchée ? pourquoi pas. Utiliser les ordonnances pour une question d’urgence ? Cela semble justifié. Utiliser les ordonnances pour limiter l’action parlementaire et mettre en place des dispositions telles qu’elles ont été voulues par le gouvernement ? Peut-être pas.

Et bien oui, une fois la loi d’habilitation votée, c’est le gouvernement qui a la main. Le parlement peut bien entendu voter contre mais il ne peut pas l’amender. Ainsi, à mon sens, les sujets essentiels ne devraient pas être modifiés de cette manière. Qu’il s’agisse de la loi travail ou de la réforme de la SNCF qui va arriver, le gouvernement semble tout puissant face au parlement.

Les consultation citoyennes

certains groupes politiques utilisent, et ce depuis un moment déjà, régulièrement des consultations citoyennes. La république en marche en est friand. Qu’il s’agisse des états généraux de l’alimentation ou de tour de France de l’égalité homme-femme, il semblerait que le gouvernement apprécie l’avis du peuple. Et pourtant, faire une consultation citoyenne, ce n’est pas vraiment donner un brin de pouvoir au peuple.

Il pourra en effet donner son avis ou proposer des idées mais rien n’oblige à ce que ses réflexions soient prises en compte. Vous vous rappelez, c’est la démocratie représentative. Pourtant les consultations citoyennes sont utiles pour nos dirigeants, elle donne un peu plus de légitimité aux réformes car au moins le peuple peut dire ce qu’il en pense. Ainsi, si par exemple, un groupe de citoyens fait savoir son mécontentent sur un sujet, il est certain qu’il sera entendu. De là à dire qu’il sera écouté, c’est autre chose.

Le référendum d’initiative populaire

Il y a peu de temps, les suisses étaient appelés à voter sur la continuité ou non de leur redevance télé, et donc de leur service public de l’audiovisuel. Et cela est parti du peuple. C’est un groupe de jeune revendiquant leur liberté de choisir leur distributeur qui ont lancé la question. Les suisse ont voté contre mais ce n’est pas le plus important.

Ainsi, le référendum d’initiative populaire permet de remettre en cause un dispositif ou une décision politique. sa mise en place ne remettrait pas en cause les institutions Françaises mais elle permettrait à tous de prendre des initiatives en matière politique.

Imaginer en plus pouvoir mettre à la porte un élu. Vous savez, le gars qui avait promis monde et merveilles et au final, rien. Révoquer les élus, c’est leur faire comprendre que c’est le peuple qui dirige, plus compliqué alors de séduire uniquement pendant la campagne. Au delà du fait de pouvoir sois même s’impliquer dans la vie politique, ce dispositif permettrait d’en finir avec la passivité inter-électorale.

La liste citoyenne

Devenir acteur de la vie politique, c’est possible. Ceci demande simplement du temps et de la motivation (beaucoup de motivation). Cela peut paraître un peu fou d’imaginer que n’importe qui puisse organiser la société. Et pourtant, tous les Français jouissant de leurs droits civiques peuvent se présenter à une élection (avec certaines conditions mais rien qui ne puisse se faire).

Alors bien entendu la politique demande des compétences. Entre communication et gestion de budget en passant par le droit public et privé ainsi qu’un tas d’autres compétences, être politique semble être un travail demandant une liste de diplôme plus grande que sois. Et pourtant, certains élus n’ont aucune formation politique ce qui ne les empêchent pas de faire du bon travail.

Sur ce sujet, je vous invite à regarder la vidéo de Data Gueule.

Un second article est en préparation sur ce sujet, je ne vais pas vous gâcher le suspens.

 

Aujourd’hui notre système politique nous oblige, entre deux élections, à regarder la machine politique tourner. Les moyens de se faire entendre sont imaginables mais n’existent pas, juridiquement. Il ne fait sans doute qu’un jour le peuple exercera un peu plus le pouvoir qu’il est sensé exercer. Il ne fait sans doute qu’un jour, chacun pourra penser une partie de notre société. Alors, nous aurons atteint la démocratie.

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