Pensée politique #1 être ou ne pas être de gauche

Aujourd’hui le binôme droite/gauche semble avoir complètement disparu de notre paysage politique. Emmanuel Macron et En Marche est d’ailleurs composé de personnalités se revendiquant de gauche et de droite.

Dans ce contexte  définir ce qu’est la gauche et la droite est complexe. Même si on pourrait se dire qu’on s’en fou, que de toute façon tous les politiques sont corrompus, inutiles, surpayés nous allons quand même tenter de réfléchir à ces deux notions.

La liberté, la valeur de qui ?

Usul proposais, dans une vidéo de la série « ouvrez les guillemets » une première définition de ces deux familles politiques. Dans cette vidéo, des concepts, idées, personnalités politiques sont classées doit à gauche soit à droite.

Selon lui, la liberté, valeur revendiquée de droite est une douce ironie et représente plutôt la liberté des riches, des bourgeois.

Et pour cause, quand la droite parle de liberté elle devrait plutôt dire libéralisme. Le libéralisme, d’ailleurs très visible dans les réformes de ce gouvernement, prône la liberté des entreprises et des entrepreneurs en balayant le plus possible les éléments qui pourraient empêcher le développement de celles-ci. Un exemple très simple à comprendre est celui de la baisse de l’impôt sur les sociétés, laissant plus de finances aux entreprises qui pourraient réinvestir plus, créant ainsi des emplois et de la croissance.

Toujours selon Usul, la liberté est surtout une valeur de gauche.

La liberté c’est même une valeur centrale du socialisme. La liberté de mener sa vie, de s’auto organiser c’est ce qu’on appel l’émancipation.

Et du coup, la liberté vu comme ça, elle est plutôt de gauche.

Vous n’êtes pas convaincu ? Voyons un autre exemple, l’immigration.

Même si elle est loin d’être exponentielle dans l’UE, celle-ci se retrouve très régulièrement dans les discours de la droite. Bien entendu au Front National mais aussi chez Les Républicains ou même à En Marche. Même si on peut se dire que le rôle des politiques n’est que de régir le sort de ses nationaux, à gauche normalement on est plutôt d’accord avec le fait qu’il faut aider tout les humains et pas que les Français.

La liberté est l’expression française de l’unité de l’être humain, de la conscience générique et du rapport social et humain de l’homme avec l’homme

Karl Marx

Le travail, ça sert à quoi ?

Si il y a une dimension où pourraient s’affronter ceux de droite et ceux de gauche c’est bien le travail.

En France, il y a ceux qui travaillent (salariés, indépendants), ceux qui ne peuvent pas travailler (le retraités, les personnes handicapées) et ceux qui tirent profit du système (bénéficiaires du RSA, chômeurs).

Caricature fictive d’une personne de droite.

Sauf que dans les faits, ce n’est pas forcément une caricature. Dans les faits, les attaques aux bénéficiaires de ces dispositifs sont fréquent. Il faudrait contrôler les chômeurs, tous les jours si il le faut et les forcer à travailler le plus rapidement possible, sinon plus d’ARE. Les bénéficiaires du RSA devraient faire du bénévolat pour ne pas être trop éloigné du marché du travail. Vous avez déjà entendu cela ? Normal, c’est un discours classique à droite.

A gauche, c’est plus complexe. Depuis quelques années, il semblerait que la valeur travail se soit transmis un peu partout.

Si on devait se baser sur la seule expérience de la politique du Parti Socialiste lors du dernier quinquennat, le travail ferrait bien partie de nos valeurs. Mais bien entendu, cette vision capitaliste du travail est loin d’être la seule. Je vous ai déjà parlé, dans un précédent article, du salaire à vie et ses idées pouvant modifier profondément la valeur que l’on accorde au travail. Initialement, la gauche avait d’ailleurs imaginé une alternative au travail, un monde magnifique où les salariés seraient tous maîtres de leur outil de production. On en est loin.

Si vous voulez approfondir cette question, je vous propose d’aller jeter un œil aux conférences : « Tout le monde déteste le travail » disponibles sur YouTube.

Le ruissellement contre les impôts

Le ruissellement

Le libéralisme, je vous le disais plus haut, veut donne plus de pouvoir aux entreprises. Sauf que si le libéralisme n’enrichis que les entreprises et ceux qui les possèdent, personne n’aurait envie de voter pour ça. Sauf qu’il existe une théorie, celle du ruissellement.

Imaginer que les entreprises puissent investir plus, qui gagnerait ? Les patrons qui gagneraient plus d’argent mais au delà de ça, l’investissement ça créé des emplois, du PIB, ça augmente le niveau de vie d’un tas de gens. Tout ça en enrichissant d’abord les plus riches, c’est simple non ? Le seul soucis, c’est que le libéralisme se fou de l’égalité. Alors qu’une personne ne puisse pas travailler parce que, par exemple, elle est malade, ce n’est pas son problème. De même, que certaines régions et populations soient mises de côté n’est pas un soucis pour le libéralisme. Sauf que ça, ce n’est pas dans les discours. Quand aux impôts, on en garde une partie en rabaissant le plus possible ceux qui touchent aux entreprises.

Les impôts et les cotisations

De l’autre côté, on veut imposer et faire cotiser. Imposer pour payer des fonctionnaires et des services publiques, cotiser pour redistribuer.

Bien entendu, vu qu’on prône l’égalité, le plus grand nombre doit payer des impôts. Sauf que bien entendu, ces contributions sont calculées en fonction des revenus. Les riches paient donc plus, les pauvres ne paient rien. Et puis on taxe également la fortune, l’héritage bref tout ce qu’on peut. Ces impôts peuvent servir pour payer des fonctionnaires, pour le matériel des services publics, pour alimenter les fonds de sécurités sociales, …

 Les cotisations, tout le monde les paie, c’est une partie du salaire. Sauf que cette argent que l’on cotise, on ne le perd pas. Il est utilisé pour la retraite, la protection contre la perte d’emploi, la santé, la famille et la solidarité. C’est en tout cas ce qu’on pense, à gauche.

A droite, ces cotisations sont d’ailleurs régulièrement attaqué. On préfère les diminuer un peu, histoire de faire plaisir aux travailleurs en leur redonnant un peu de pouvoir d’achat. Même si, au final, on donner d’une main et on reprend de l’autre.

Le mot de la fin

Il est parfois pratique de dire une chose afin de faire passer autre chose. Si la gauche et la droite sont toujours bien présent dans notre pays, on peut dire sans trop se tromper que la droite est la grande victorieuse de la dernière élection et de la précédente. Aujourd’hui, les notions de gauche n’existent plus que dans des mouvements et partis politiques régulièrement qualifiés d’extrêmes. Et pourtant la gauche existe toujours, elle est simplement aujourd’hui un peu plus sortie des plateau de télévision, des débats politiques.

Une idée devient une force lorsqu’elle s’empare des masses

Karl Marx

Sources

Gauche/droite : revoyons les bases, par usul

Tout le monde déteste le travail

Page wikipédia de Bernard Friot

Karl Marx

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