Le SCOP

Pourrions nous créer des entreprises différentes ? Ou plutôt, pourrions-nous créer des entreprises dans un autre but que l’enrichissement personnel ? Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à une forme un petit peu particulière d’entreprise, la scop.

Une scop, c’est quoi ?

Il existe deux formes de scop (société coopérative et participative) :

La société coopérative de production

Juridiquement ce peut-être une SA, SARL, SAS, soit différentes sortes classiques de sociétés. La grande différence réside dans le fait que, dans les scop, les salariés sont associés majoritaires. Ils détiennent au minimum 51% du capital et 65% du droit de vote de l’entreprise. Si tout les salariés ne sont pas associés, tous ont vocation à la devenir.

Au sein de ces entreprises, le partage du profit est équitable :

  • Une part est distribuée à tout les salariés sous forme de participation ou d’intéressement.
  • Une part est distribuée aux salariés associés sous forme de dividendes
  • Une part est placées dans les fonds de l’entreprise. En moyenne, cette part est de 40 à 50%.

La société coopérative d’intérêt collectif (SCIC)

Dans une SCIC, les mécanismes sont identiques à ceux de la SCOP. Toutefois, les membres associés aux capital sont par définition de toute nature. Ainsi, en plus des salariés on retrouve également ceux et celles qui veulent s’impliquer dans le projet : Clients, bénévoles, collectivités territoriales, partenaires privés, etc.

 Il existe également les CAE (coopérative d’activité) que nous développerons dans un prochain article.

 

Loin de l’idée purement spéculatif d’une entreprise classique, les SCOP engagent une autre philosophie. Créer et développer des entreprises qui, au lieu d’enrichir un nombre très limité de membres, en enrichis le maximum. Les SCOP remettent également en question un principe important du salariat en France : Le lien de subordination entre le(s) patron(s) et les salariés. En effet, dans les SCOP, le salarié peut s’occuper du fonctionnement même de son entreprise.

Avec 2991 SCOP en France dénombrée en 2016, l’outil existe, même si il reste relativement infime dans l’océan de l’économie française.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*