De la politique à l’initiative citoyenne

Attention, aujourd’hui, nous n’allons pas nous concentrer sur un sujet d’actualité quelconque mais plutôt exposer une réflexion sur l’organisation du monde dans lequel nous vivons.

 

Hier à Saint-Malo était organisé une réunion d’information sur la construction d’un immeuble et la transformation d’un quartier. Bien entendu, je me suis rendu à cette réunion, me disant que la participation des habitants d’une ville à la décision de ce genre de projets qui les concernent directement était une bonne chose. Mais bref, au bout de deux heures de réunions, la phrase prononcée par le maire me donnait le sujet d’aujourd’hui :

 

« Je sais que certaines villes utilisent des méthodes de fonctionnement participatives mais nous avons fait le choix de ne pas le faire ici. »

J’étais donc parti pour écrire mon article sur les « conseils municipaux de jeunes », alors motivé par le fait qu’au final la ville permettait quand même un mode d’expression des habitants de la ville via un conseil municipal composé de jeunes et étant donc à côté du conseil municipal officiel, permettant une sorte d’alternative à la simple démocratie représentative, jusqu’à ce que je lise cette phrase :

« Il (le conseil municipal des jeunes) s’interdit toute prise de position politique, syndicale, religieuse ou communautaire »

Ainsi, si même au niveau local, l’expression de la population dans des problématiques qui correspondent pourtant à leur quotidien est limité, si la politique ne peut ne fut-ce qu’être partagée avec le peuple alors à quoi bon tenter de trouver des alternatives.

En effet, on pourrait être tenté de se dire que de toute façon la politique ne sert en rien l’intérêt de la population (ou en tout cas de la majorité) et qu’il ne resterait comme possibilité que de créer des alternatives. Peut-être qu’il faudrait, plutôt que de tenter de faire changer les choses via les standards que sont les élections de politiques, mettre en place des système alternatifs qui nous permettraient peut-être de vivre dans un monde un peu moins pourri que celui dans lequel nous vivons.

Ou bien peut-être qu’au final, le système libéral a en effet fini par remporter la victoire et que tenter de simplement exister dans un monde remplis par des chiffres et nombre de notions abstraites est la seule possibilité qui nous reste, à nous, les simples citoyens, travailleurs , étudiants ou encore chômeurs.

Dans tout les cas, si il est plus que permis de penser que la démocratie représentative est en bout de vie (chose que je pense, à titre personnel) et qu‘aujourd’hui il ne nous reste comme moyen d’évolution que l’alternative en marge de ces politiques libérales alors il est toujours possible de changer les choses, à la petite échelle du peuple. En y réfléchissant d’ailleurs, les outils permettant cette transition lente vers un « pouvoir du peuple » existent déjà, même si ils sont peu utilisés, comme par exemple les différentes formes d’entreprises collaboratives permettant à tout ceux qui le veulent de créer des entreprises qui répondent à d’autre besoins que celui du seul enrichissement personnel.

Alors oui, un changement d’organisation est possible, sans se centrer aujourd’hui vers la simple solution politique, laquelle ne nous apporte de toute façon aucune solution pour permettre d’atteindre des valeurs aussi simple que celle de l’égalité entre les personnes, laquelle ne nous conduit que vers une division encore plus forte entre une classe riche et une classe pauvre, entre des oppresseurs et des oppressés.

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